jeudi 22 mars 2012

Contre la hausse des frais de scolarité


                En ce 22 mars 2012, de quoi d’autre au Québec pouvons-nous parler que de la hausse des frais de scolarités à l’université?  Je veux être honnête dès le départ, je suis contre la hausse et même pour la gratuité. J’avoue aussi que j’ai fait mes études dans des écoles privées et que, présentement, mon fils va aussi à l’école privée et cela devrait être le cas encore pour son secondaire qu’il commencera en septembre. Ma famille est loin d’être riche et nous devons des sacrifices pour lui payer ses études.

                C’est justement des sacrifices supplémentaires et que nous serons probablement incapables de faire si la hausse passe. Plusieurs parlent de 325 $ par année d’augmentation. Le total au bout de cinq ans est donc de 1 625 $. Rien nous assure que, par la suite, il n’y aura pas d’autres hausses et à quel niveau elles seront. Dans mon cas, au moment où mon fils sera rendu à faire son entrée à l’université, cette augmentation représentera probablement un mois de loyer et nous avons un cinq et demi dans Rosemont-La-Petite-Patrie. C’est cela que représentera l’augmentation dans cinq à dix ans alors est-ce que c’est cela que nous voulons pour l’avenir de notre société? J’espère que non.

                Mon fils est un enfant qui réussit bien à l’école et je suis certain qu’il n’est pas le seul qui risque plus tard de vouloir faire des études universitaires. Par contre, l’argent étant la seule chose qui compte dans ce monde, il choisira peut-être un métier plutôt qu’une profession et cela simplement parce que l’argent risque d’entrer plus rapidement ou qu’il n’auras pas les moyens financiers de se payer des études universitaires et nous, en tant que parents, n’aurons pas les moyens de lui fournir ce dont ils auraient besoin pour les financer.

                L’autre chose qui me fait craindre le pire avec ce genre de hausse est que cela ne règle pas le sous-financement de nos universités alors les gouvernements n’auront pas le choix d’une façon ou d’une autre de venir piger dans les poches des contribuables. À cause de la masse critique, c’est toujours la classe moyenne qui doit payer et cela ne sera pas différent à ce moment-ci.

                D’ailleurs, la majorité des débutés font plus que notre revenu familiale mais ce sont ceux qui ont tellement d’argent qui ne peuvent faire autre chose que la réinvestir pour en faire plus qui devrait payer.

                Vous me direz qu’il faut épargner et prévoir pour l’avenir et vous avez raison mais il faut avoir les moyens de le faire et, dans les quinze dernières années, je n’ai trouvé que le moyen de m’endetter plus et de ne pas épargner et, en conclusion, je crois que c’est que cette hausse demande encore à la population.

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